Focus COOP

Focus COOP2017-09-26T19:31:55+00:00

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Focus COOP : l’observatoire de la performance des coopératives

L’observatoire sur la performance des coopératives de l’axe A2P3, baptisé FOCUS COOP, a pour principale mission de constituer un point de collecte des travaux, données et actualités sur les coopératives et leur performance.

Cet observatoire vient en complément des observatoires déjà existants (International Co-Operative Alliance, Cooperatives Europe, Coop FR et autres observatoires sectoriels) et présente la particularité, outre d’être orienté sur la performance, d’être à l’initiative d’une équipe de recherche : l’axe A2P3 du Labex Entreprendre de Montpellier.

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Panorama

« Une coopérative est une association autonome de personnes qui se sont volontairement rassemblées en vue de réaliser leurs aspirations et de satisfaire leurs besoins économiques, sociaux et culturels communs, au travers d’une entreprise gérée de manière démocratique et détenue collectivement ».

 

 

Les 7 principes coopératifs

Les principes coopératifs de l’Alliance coopérative internationale, 1995

Les principes coopératifs énoncés dans la Déclaration sur l’identité internationale des coopératives (Alliance coopérative internationale, 1995) constituent les lignes directrices qui permettent aux coopératives de mettre leurs valeurs en pratique :

  • Premier principe : Adhésion volontaire et ouverte à tous
  • Deuxième principe : Pouvoir démocratique exercé par les membres
  • Troisième principe : Participation économique des membres
  • Quatrième principe : Autonomie et indépendance
  • Cinquième principe : Education, formation et information
  • Sixième principe : Coopération entre les coopératives
  • Septième principe : Engagement vers la communauté

 

Les valeurs coopératives du mouvement coopératif français, 2010

Coop FR a énoncé 7 valeurs, portées au quotidien par les coopératives :

  • Démocratie : « Les dirigeants sont élus démocratiquement par et parmi les membres. Tous les membres, sans discrimination, votent selon le principe : une personne, une voix. »
  • Solidarité : « La coopérative et ses membres sont solidaires entre eux et envers la communauté. »
  • Responsabilité : « Tous les membres, en tant qu’associés ou en tant qu’élus, sont responsables de la coopérative. »
  • Pérennité : « La coopérative est un outil au service des générations présentes et futures. »
  • Transparence : « La coopérative a une pratique de transparence à l’égard de ses membres et de la communauté. »
  • Proximité : « La coopérative contribue au développement régional et à l’ancrage local. »
  • Service : « La coopérative fournit des services et produits dans l’intérêt de l’ensemble de ses membres en vue de satisfaire leurs besoins économiques et sociaux. »

 

La coopération dans le monde

Source : Coop FR

                                              

Les chiffres clés de la coopération en France

Source : Coop FR

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Les instances représentatives

MONDE : Alliance Internationale des coopératives

« L’Alliance Coopérative Internationale réunit des coopératives du monde entier et est le garant des valeurs et des principes coopératifs et défend leur modèle d’entreprise économique unique fondé sur des valeurs, qui offre aux individus et aux communautés des outils leur permettant de s’entraider et d’avoir une influence sur leur développement. »

Lien : https://ica.coop/fr

 

EUROPE : Coopératives Europe

Coopératives Europe est la voix des entreprises coopératives en Europe.

« Au nom de ses 84 organisations membres de 33 pays européens dans tous les secteurs d’activité, elle promeut le modèle d’entreprise coopérative en Europe. Ses membres représentent 141 millions de collaborateurs. Ils possèdent 176 000 entreprises coopératives et fournissent des emplois à 4,7 millions de citoyens européens – une force de croissance économique et de changement social

Lien : https://coopseurope.coop/about-us

 

France : Coop FR – Les entreprises coopératives

Coop FR est l’organisation représentative du mouvement coopératif français.

« Créée par ses membres en 1968 sous le nom de Groupement national de la coopération (GNC), elle est aujourd’hui la voix de plus de 23 000 entreprises coopératives françaises présentes dans la plupart des secteurs d’activité et du million de salariés qu’elles emploient.

Coop FR est née de la volonté des différentes familles coopératives (coopératives agricoles, coopératives de consommateurs, coopératives de production, coopératives bancaires, etc.) d’assurer la promotion des valeurs et principes coopératifs et de défendre les intérêts des coopératives auprès des pouvoirs publics. »

« L’Association a pour but de défendre et de promouvoir les principes fondamentaux de la coopération tels qu’ils sont définis par l’Alliance Coopérative Internationale. » – art.2 des statuts de Coop FR

Lien : https://www.entreprises.coop/

 

Les instances représentatives en France par type de coopératives

Coopératives d’entreprises, les associés sont des entrepreneurs :

  • coopérative agricole (les agriculteurs adhèrent à la coopérative) : coopdefrance.coop
  • coopérative d’artisans (les artisans mutualisent les services) : ffcga.coop
  • coopérative et groupement de transporteurs (les transporteurs sont associés) : france-groupements.com
  • coopérative de commerçants (les entrepreneurs indépendants sont associés au sein d’un groupement) : commerce-associe.fr
  • coopérative maritime (qui regroupe des marins pêcheurs) : cooperationmaritime.com

Coopératives d’utilisateurs ou d’usagers, les associés sont les utilisateurs des biens et des services produits :

  • coopérative de consommateurs (les clients-consommateurs sont associés) : fncc.coop
  • coopérative d’HLM (accession à la propriété comme en locatif social) : hlm.coop
  • coopérative scolaire (gérées par les élèves, avec le concours des enseignants) : occe.coop

Coopératives d’habitants : les habitants gèrent et améliorent ensemble les logements qu’ils occupent dans un même immeuble ou sur un même terrain.

Coopératives bancaires, les associés sont les clients, déposants ou emprunteurs :

Les sociétés coopératives et participatives, les membres associés sont les salariés, majoritaires au capital :

  • Scop (Société coopérative et participative) et coopérative d’activités et d’emploi (qui accompagnent des entrepreneurs individuels) : les-scop.coop

 Les coopératives multisociétariales (associant plusieurs parties prenantes autour d’un même projet, dont a minima les salariés et les bénéficiaires de l’activité) :

  • Scic (Société coopérative d’intérêt collectif) : les-scic.coop

La société coopérative européenne (SCE), dont l’adoption est récente permet de créer une coopérative pour une activité commune sur plusieurs pays de la Communauté vient aujourd’hui compléter le dispositif législatif.

 

D’autres associations de coopératives dans le monde

Cicopa

« CICOPA, Organisation Internationale des coopératives dans l’industrie et les services, est une organisation sectorielle de l’Alliance Coopérative Internationale (ACI) depuis 1947. »

Lien : https://www.cicopa.coop/

Association Européenne des banques coopératives

Porte-parole des banques coopératives auprès des institutions européennes

Lien : https://www.eacb.coop

Centre International de Recherche sur la finance coopérative

« Le Centre international de recherche sur la finance coopérative (CIRFC) de HEC Montréal vise à développer la recherche universitaire et sur les politiques de manière indépendante, ainsi qu’une analyse ciblée adaptée à différentes régions du monde. Son objectif est de promouvoir des systèmes financiers durables et inclusifs dans le monde entier, avec une attention particulière au rôle des coopératives de services financiers. »

Lien : https://financecoop.hec.ca/

CIBP

Association des banques populaires et coopératives mondiale

https://www.cibp.eu/

Sommet international des coopératives

« Le Sommet international des coopératives est l’événement mondial de référence pour le développement des affaires dans le milieu coopératif et mutualiste. Il offre aux gestionnaires, décideurs et leaders des coopératives et mutuelles de toutes tailles et de tous les secteurs, ainsi qu’à tout acteur du monde des affaires, un lieu unique de réflexion, de discussion, de concertation et de formation au sujet des tendances dominantes et des enjeux économiques et financiers actuels et futurs. En démontrant que le modèle d’affaires coopératif est l’une des réponses aux grands enjeux socioéconomiques de notre temps, le Sommet vise à promouvoir et à favoriser le développement de l’entreprise coopérative dans tous les pays.  L’événement attire plus de 3 000 participants en provenance de 93 pays.

Le Sommet international des coopératives est un organisme sans but lucratif dont le siège social est situé à Montréal, Canada. »

Lien : https://www.sommetinter.coop/fr

Performance des coopératives : nos études

Relation entre gouvernance coopérative et structure, performance et stabilité financières

Contexte

Cette étude a été entamée en 2012, déclarée par les nations unies comme l’année internationale des coopératives, dans un contexte de crise financière majeure et de remise en question du modèle capitaliste. En France, le modèle coopératif fait partie de l’économie sociale et solidaire qui est perçu comme une alternative de favorisation du maintien d’emplois et de rebondissement de l’économie. Les coopératives françaises qui sont plus de 23 000 selon les chiffres de Coop fr, en 2014 emploient plus d’un million de salariés dans tous les secteurs d’activité avec une gouvernance de 26 millions de membres sociétaires. Elles sont implantées dans toutes les régions et sont des acteurs vitaux dans leurs territoires. Les membres des coopératives sont une partie prenante importante de la firme, qui peuvent être les clients dans les coopératives de consommateurs, les producteurs dans les coopératives de producteurs, les employés dans les scops. Ces entités, malgré leurs différences, partagent les principes coopératifs définis par l’Alliance Internationale des Coopératives, à savoir : une adhésion volontaire et ouverte à tous, un pouvoir démocratique exercé par les membres, une participation économique des membres, autonomie et indépendance, éducation, formation et information, coopération entre les coopératives et engagement envers la communauté. Malgré leurs missions non pécuniaires, les coopératives ont besoin de générer des profits afin de survivre. Néanmoins, leur gouvernance selon le principe « un homme une voix » a été critiquée et montre ses faiblesses quant au coût décisionnel et au poblème d’aléa moral pesant sur les dirigeants.

Objectif : Dans cette étude nous comparons des petites et moyennes coopératives françaises à des entreprises à structure actionnariale classique dans des secteurs identiques.

Méthode : Nous utilisons les données de la base de données « Altarès » de « INSEAD OEE data services » pour avoir des informations comptables et financières entre 2004 et 2012. Nous analysons 6320 observations de coopératives contre 40 513 entreprises à structure actionnariale de tous secteurs d’activités via des indicateurs et ratios financiers.  Nous avons choisi d’exclure le secteur bancaire et financier de cette étude, vu qu’il est soumis à des contraintes règlementaires spécifiques de structure et de performance.

L’objectif est d’identifier si les coopératives ont des stratégies financières différentes des entreprises à structure actionnariale classique et de comparer leurs niveaux de performances financières respectives.

Statistiques descriptives

Résultats : Nous observons que les coopératives détiennent plus de réserves et souscrivent plus de dettes à long terme. Ceci caractérise la politique de long terme qu’elles adoptent afin de pouvoir investir et amortir les chocs.

Nous observons aussi que les coopératives génèrent une rentabilité positive, mais inférieure à celle des entreprises actionnariales. Néanmoins, les coopératives ont des rendements plus stables à travers le temps, ce qui montre leur aversion au risque et leur capacité à résister aux crises. La figure ci-dessous expose l’effet de la crise sur les rentabilités moyennes des actifs : les coopératives ont mieux absorbé le choc que les entreprises actionnariales.

Nous montrons aussi que les coopératives offrent à leurs employés une plus grande stabilité d’emploi, relativement aux entreprises à structure actionnariale.

Les résultats de cette recherche complètent plusieurs études entamées sur ce sujet au niveau Européen et international, sur plusieurs secteurs d’activités dont le secteur bancaire et financier.

Variations moyennes des rentabilités des actifs de PME en fonction de la structure de propriété

Coopératives vs Non coopératives : une analyse de survie du secteur viticole français

Cette étude a fait l’objet d’un working paper publiée par l’AAWE (American Association of Wine Economists) et a donné lieu à un article en cours de révision dans une revue internationale.

Objectif : L’étude compare le taux de survie des entreprises coopératives et non coopératives. Nous nous intéressons ici à la durée de vie totale des entreprises.

Méthode : Nous utilisons l’analyse de survie. Nous mobilisons l’estimateur de Kaplan-Meier pour les analyses préliminaires, avant de mobiliser le modèle semi-paramétrique de Cox. Enfin, nous confirmons nos résultats à l’aide de modèles paramétriques. Notre variable d’intérêt est la durée de vie totale de l’entreprise. L’échantillon, constitué à dire d’experts, comprend 951 entreprises : 365 coopératives et 586 non coopératives. Il couvre les années 2008-2015. Durant cette période, 53 entreprises ont disparues : 24 coopératives et 29 non coopératives.

Résultats : Nous trouvons que les coopératives survivent plus longtemps que les non coopératives. Les résultats sont confirmés par les tests semi-paramétriques et paramétriques, et sont robustes même lorsque nous contrôlons pour les différentes modalités de disparition. La meilleure survie des coopératives semblent être associée à la capacité des coopératives à transférer les fluctuations de l’activité sur leurs membres.

Mots-clés :  Coopératives, Analyse de survie,  Secteur Viti-vinicole.

Working paper AAWE

 

Les coopératives résistent-elles mieux ? Une analyse de survie du secteur agricole français

Cette étude a donné lieu à un article en cours de révision dans une revue

Objectif : De nombreux rapports (ONU, ILO…) clament que les coopératives sont un modèle de résilience. L’objectif de cet article est tout d’abord de vérifier cette affirmation. Par la suite, nous souhaitons savoir si les déterminants financiers classiques permettent d’expliquer la survie des coopératives ou si une approche financière spécifique est nécessaire.

Méthode : Nous mobilisons un modèle de Cox à temps discret, le modèle complémentaire log log (cloglog). Notre échantillon couvre l’ensemble des secteurs dans lesquels les coopératives agricoles françaises opèrent. Il est composé de 85 703 entreprises de type SA et SARL et de 2 721 coopératives. Parmi celles-ci, 556 coopératives et 14 602 entreprises de type SA ou SARL ont disparu durant la période d’observation (2003-2015).

Pour tester l’influence de la structure de propriété sur la capacité de résistance, nous construisons un modèle où la variable dépendante est la probabilité de disparition. Nous introduisons comme variables explicatives des déterminants connus de la survie des entreprises ainsi que les ratios financiers utilisés jusqu’à présent par la littérature pour comparer la performance des entreprises coopératives et non coopératives. Enfin, nous introduisons la variable « statut coopératif », afin d’observer si cette variable à une influence sur la survie, y compris en présence de toutes les autres variables.

Pour savoir si les déterminants financiers classiques permettent d’expliquer la disparition des entreprises coopératives aussi bien que celles des non coopératives, nous scindons notre échantillon en deux. Nous avons donc deux sous-échantillons, un pour les coopératives et un pour les non coopératives et nous cherchons le modèle le plus adapté à chaque population.

Résultats : Tout d’abord, il apparait que la prise en compte des différentes modalités de disparition des coopératives est impérative. Les coopératives disparaissent plus par fusion que les entreprises classiques mais ont moins de probabilité d’être liquidées. Ensuite, les coopératives semblent mieux résister à la crise car elles fusionnent pour survivre. La fusion entre coopératives est en fait un mécanisme de solidarité qui permet à une coopérative en difficulté d’être absorbée par une coopérative en meilleure santé financière. Enfin, les ratios financiers classiques n’expliquent pas pleinement la disparition des coopératives ; une approche financière spécifique est donc nécessaire.

Mots-clés :  Coopératives, Analyse de survie, Secteur agro-alimentaire, Fusions, Liquidations, Déterminants financiers

 

Antécédents financiers de la survie des coopératives agricoles

Cette étude est en cours.

Objectif : obtenir une meilleure compréhension des mécanismes financiers à l’œuvre dans les coopératives agricoles déterminer les antécédents financiers de la disparition des coopératives agricoles.

Méthode : Nous rassemblons la littérature qui permet de discuter dans quelle mesure les caractéristiques organisationnelles spéciales des coopératives influencent leur comportement financier et, par extension, leurs processus de disparition. A partir de cet appui théorique, nous proposons des ratios financiers spécifiques. Nous utilisons ensuite une modèle de Cox à temps discret et une procédure de sélection des variables manuelles. L’échantillon est composé de 1 952 coopératives, dont 461 ont disparu entre 2003 et 2015.

Résultats : Nos résultats confirment la nécessité de distinguer les modalités de disparitions. En effet, certaines caractéristiques financières s’appliquent à toutes les coopératives disparues, tandis que d’autres sont typiques de la disparition par fusion ou liquidation. De plus, la distinction entre les différents résultats améliore les performances prédictives des modèles.

Nous établissons un profil financier des coopératives disparues par fusions et par liquidation, confirmant que si la liquidation signe l’arrêt de l’activité, la fusion est un moyen de la redéployer et de permettre aux membres de continuer à écouler leur production au sein d’une structure coopérative.

Enfin, nous contestons l’argument phare concernant les coopératives : la détention collective du capital leur permet d’absorber les chocs. Nos résultats indiquent qu’au contraire, ce sont les membres qui supportent le risque. En outre, comme les coopératives sont soumises à des contraintes d’accès au capital, c’est leur capacité d’emprunt qui reflète leur viabilité financière.

Mots-clés :  Coopératives, Disparitions, Antécédents financiers.

 

Les coopératives exportatrices sont-elles différentes des autres entreprises exportatrices ? État des lieux dans le Languedoc-Roussillon

Cette étude a fait l’objet d’une publication dans un recueil de working papers sur les dynamiques des entreprises agroalimentaires du Languedoc Roussillon : évolution 1998-2010

Objectif : Cette étude vise à comparer les coopératives vitivinicoles exportatrices de la région Languedoc-Roussillon avec les autres exportateurs de vins de cette même région, dans un contexte d’enjeux grandissants de l’internationalisation des entreprises de ce secteur. Ainsi, nous cherchons à savoir si cet élargissement de leur champ d’action les a rapprochées des entreprises non-coopératives exportatrices, ou au contraire si les coopératives exportatrices ont un profil qui leur est propre.

Méthode : Cette étude s’est déroulée en deux temps et a été réalisée sur des données issues des états financiers des entreprises et de l’enquête EAA-LR, réalisée en 1998, 2003 et 2010. Il s’agissait de :

  • présenter les caractéristiques des coopératives exportatrices,
  • comparer coopératives et non-coopératives exportatrices afin de déterminer si le développement de l’export s’accompagne d’une meilleure performance.

Résultats : Il apparaît que les coopératives se rapprochent sur de nombreux points des autres entreprises exportatrices et que l’export n’est pas un élément discriminant en termes de performance des coopératives. Ces résultats suggèrent que les mutations de la filière « vins » se traduisent également par des mutations au sein des entreprises qui la composent :

  • Quel que soit le type d’entreprise exportatrice, les motivations à l’export sont les mêmes et la part d’export hors UE augmente alors que la part d’export au sein de l’UE baisse au fil des années.
  • Par ailleurs, les taux d’export sont significativement plus élevés chez les non-coopératives, où le poids de l’export augmente au fil des années, alors qu’il stagne autour de 10% dans les coopératives, témoignant d’une différence de stratégie et certainement du rôle de l’export dans ces deux catégories de sociétés.
  • Enfin, les freins à l’export sont d’ordre internes dans les coopératives et d’ordre externes dans les non-coopératives, témoignant une fois de plus de la nécessité pour les coopératives d’analyser et de se doter des ressources adéquates pour développer l’export ; ressources d’autant plus faciles à mettre en œuvre compte tenu de la concentration que l’on constate dans cette catégorie d’entreprise.
  • La performance n’est pas liée au degré d’exportation.

Mots-clés : coopératives, export, performance.

 

Analysis of the determinants of export modes used by French wine businesses

Cette étude a fait l’objet d’une publication dans l’International Journal of Entrepreneurship and Small Business : https://www.inderscienceonline.com/doi/abs/10.1504/IJESB.2016.079968

Objectif : Cette étude vise à identifier les facteurs qui déterminent la sélection du mode d’entrée à l’export utilisé par les entreprises vitivinicoles françaises et leur degré de contrôle.

Méthode : L’étude se base sur une enquête portant sur 120 entreprises du secteur, dont 34 coopératives et a recours à des régressions logistiques pour tester les hypothèses du modèle.

Résultats :

Concernant les coopératives, plusieurs résultats intéressants ont été trouvés :

  • Sur le marché américain, les coopératives (ainsi que les négociants) ont un contrôle plus élevé via le mode d’entrée sur les producteurs.
  • Le comportement à l’export des coopératives en matière de mode d’entrée à l’export n’est pas statistiquement différent de celui des producteurs et négociants.

Mots-clés : mode d’entrée à l’export, contrôle sur la politique commerciale à l’export , ressources et compétences, PME.

Lier la structure de propriété et la stratégie de marque à la performance et la stabilité financières
Cas des coopératives viticoles françaises

Cette étude a donné lieu à un article à paraître dans la revue « International journal of entrepreneurship and small businesses »

Objectif : L’étude examine l’impact de la création d’une marque sur la performance financière d’une entreprise selon sa structure de propriété : coopérative ou capitaliste.

Méthode : Nous adoptons dans un premier temps une approche normative pour mieux étayer les contraintes et les incitations à la création d’une marque selon chaque type de structure. Ensuite, nous testons nos résultats via une étude quantitative du secteur viti-vinicole basée sur un questionnaire de 207 entreprises françaises en le combinant à des données financières.

Résultats : Nous trouvons que les coopératives sont plus contraintes à créer une marque propre, cependant elles investissent plus dans la création d’une marque collective. Nous trouvons aussi que les entreprises ayant des marques propres ont une sous performance financière. Finalement, nous trouvons que le facteur principal qui contribue à la stabilité de la financière de l’entreprise est la structure de propriété coopérative plutôt que la création d’une marque.

Mots-clés :  Coopératives, Création d’une Marque, Performance Financière, Théorie de la décision,  Secteur Viti-vinicole.

Présentation de l’étude

 

 

Notre actu

Session spéciale 5 ans du Labex Entreprendre : Gouvernances alternatives (Coopératives, Scop, …), communication RSE : quels leviers de performance durable ?

L’objectif de cet atelier est d’illustrer différents profils d’entreprises en quête d’une performance durable. Cette dernière s’entend tout autant du point de vue de la performance marketing, de la valeur de l’entreprise, de la performance de marché ou de la performance financière, ces différentes dimensions étant appréhendées dans une perspective à long terme.

Trois études seront exposées. La première étudie la communication RSE comme avantage concurrentiel pour les PME via des études expérimentales. La deuxième traite les effets de ratings RSE sur la valeur de l’entreprise via des études d’évènements. La troisième traite l’impact de la structure coopérative sur la structure financière, performance et volatilité des résultats via des modèles de régressions.

Il sera ainsi montré, d’une part, que la communication RSE peut constituer un levier efficace aussi bien de mise en valeur des marques des petites entreprises que de valorisation boursière des sociétés cotées. D’autre part, au vu de leur gouvernance singulière, les structures alternatives, telles que les coopératives, semblent quant à elles prédisposées à une certaine pérennité, caractérisées par un risque faible et une rentabilité demeurant positive.

Intervenants et animateurs :

  • Accarion Olivier, Directeur Régional, Union Régionale des Scops
  • Boysselle Jaqueline, Docteure, Université de Montpellier
  • Challita Sandra, Doctorante, Université de Montpellier
  • Chollet Pierre, Professeur des Universités, Université de Montpellier
  • Clarge Florence, Consultante et Gérante, cabinet de conseil Us!
  • Sentis Patrick, Professeur des Universités, Université de Montpellier

Workshop A2P3

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L’axe A2P3 du Labex Entreprendre organise un Workshop sur les coopératives le 26 janvier 2017 à l’Institut Montpellier Management. L’objectif de ce workshop était double : communiquer aux professionnels du secteur les résultats de nos recherches et discuter ensemble de l’avenir des coopératives.

Deux grands thèmes structurent la journée :

  • RSE et activités des coopératives
  • Pérennité des coopératives

Quatre études sont exposées. La première concerne la performance et les stratégies de marché des coopératives, tandis que la seconde se focalise sur les déterminants de la pérennité des coopératives. La troisième et la quatrième concernent le secteur viticole. On s’intéresse d’une part à la gouvernance des coopératives viticoles mais aussi à leur stratégie et performance à l’export.

Deux tables rondes suivent. La première s’intéresse à la pérennité des coopératives tandis que la seconde se focalise sur la place et le rôle de la RSE dans la coopérative.

Programme complet de la journée

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Session Sommet International des coopératives

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Les coopératives : Vers d’autres évaluations de la performance

L’objectif de la session est de présenter des travaux novateurs permettant de relier la gouvernance des coopératives à leur performance dans différents secteurs d’activité. Nous montrons ainsi l’existence de plusieurs inducteurs (marketing, partenariales, gouvernance) des performances des coopératives. En plus des aspects financiers, les performances sont mesurées sur des critères économiques, marketing et de survie.

Nous avons présenté trois études significatives appliquées à différents secteurs d’activité. La première recherche évalue l’impact de la structure de propriété coopérative sur la proximité et la qualité relationnelle développées avec les clients, dans le domaine des institutions de dépôt Américaines. La deuxième étude porte sur la question d’ouverture sur les parties prenantes et la création de valeur pour la coopérative dans le secteur viticole Français. La troisième étude analyse la capacité des coopératives agricoles européennes à survivre au travers d’une approche originale, permettant de mieux tenir des objectifs spécifiques des coopératives.

Les échanges avec les participants furent riches et fructueux !

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Table ronde Journées du Marketing Agroalimentaire

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Stratégies marketing et RSE dans les structures à gouvernance alternative (coopératives/SCOP) du secteur agroalimentaire

Le programme A2P3 a organisé la onzième Journée du Marketing Agroalimentaire à Montpellier (journée labélisée par l’Association Française du Marketing), qui s’est tenue le 23 septembre 2016 à l’IAE de Montpellier.

La table ronde était consacrée aux stratégies marketing et RSE dans les structures coopératives. Plusieurs intervenants nous ont fait part de leur expérience :

  • Alix PAVIE-JONCA, Responsable RSE et Innovation, COOP de France LANGUEDOC- ROUSSILLON
  • Bernard PALLISE, Directeur de CASTELBARRY
  • Christophe BARBIER, Président de LA FABRIQUE DU SUD
  • Didier CRABOS, Directeur de COFRUID’OC

 

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Valette J., Amadieu P. et Sentis P. (2016), Survival in the french Wine Industry: cooperatives vs corporations, 10th AAWE Annual Conference (American Association of Wine Economists), Bordeaux, June 21-25. Abstract.

Saisset L-A and Filippi M. (2016), (2016) Intangible investments in wine co-ops: catalyzers between governance and financial performance, Bordeaux, June 21-25. Abstract. 

 

 

Valette J., Amadieu P. et Sentis P. (2017), Do cooperatives cope better? Survival analysis of French agricultural cooperatives, 34th Spring International Conference of the French Finance Association, Valence, May 1st – June2. Abstract.

Challita S., Aurier P. et Sentis P. (2017), Approaches of relationship lending in cooperative and investor owned thrifts: Case of the thrifts in the US,34th Spring International Conference of the French Finance Association, Valence, May 1st – June2. Abstract. 

 

 

Valette J., Amadieu P. et Sentis P. (2017), Adaptation and longevity of French agricultural cooperatives, 2nd Abbé Grégoire Innovation Day, Paris, March 28.

 

 

 

Valette J., Amadieu P. et Sentis P. (2016), Cooperatives as a modern form of business : how to reconcile economic efficiency and social expectations, 16th Annual EURAM Conference (European Association of Academy of Management), Paris, June 1-4. Abstract.

 

 

 

 

Challita S., Aurier Ph. And Sentis P., (2016), “Linking ownership structure and branding strategy to financial performance and stability: case of French wine cooperatives”, 19th World Marketing Congress, Academy of Marketing Science, Paris, France. Abstract.

 

 

 

Saïsset L. A. (2016), « S’ouvrir aux parties prenantes externes : oui, mais pourquoi ? Une application à la gouvernance des entreprises coopératives vinicoles » Sommet international des coopératives, Québec, 10-13 octobre, 22 pages. Abstract.

 

 

Challita S, Aurier P. and Sentis P. (2016), Cooperative and Investor Owned thrifts: A comparison of activities, business lines, performances, and risk, ICA Research International Conference (International Cooperative Alliance), Almeria (Spain), May 24-27. Abstract.

Valette J., Amadieu P. et Sentis P. (2016), Survival in the French Wine Industry: cooperatives vs corporations, ICA Research International Conference (International Cooperative Alliance), Almeria (Spain), May 24-27. Abstract.

Saisset L-A., Rivière-Giordano G. and Amadieu P. (2016), The Key Role of Stakeholders on Wine Cooperatives Governance and Performance, ICA Research International Conference (International Cooperative Alliance), Almeria (Spain), May 24-27. Abstract.

 

 

Valette J., Amadieu P. et Sentis P. (2016), Survival in the French Wine Industry: can cooperatives cope better, 15th AAIG International Conference of Governance (Association Académique Internationale de Gouvernance), Montpellier, May 17-18.  Abstract.

 

 

 

 

Challita S., Aurier P., Sentis P. (2016), « Lier la structure de propriété et la stratégie de marque à la performance financière et la stabilité financière : Le cas des coopératives de vins françaises », 32ème Congrès de l’Association Française du Marketing, Lyon, 18-20 mai. Abstract.

 

 

Saïsset, L.A. & Rivière-Giordano, G. (2015), « Agricultural cooperatives performance measurement dilemma: wine cooperatives case in Languedoc-Roussillon », ICA Research International Conference, Paris, France, 27-30 mai. Abstract.

 

 

Challita S., Sentis P. and Aurier Ph., (2014), Do cooperatives perform better than capitalistic firms? The impact of governance on financial structure, performance and volatility », European Academy of Management’s Conference, Valencia, Spain, June.

 

Challita S., Sentis P. and Aurier Ph., (2014), Do cooperatives perform better than capitalistic firms? The impact of governance on financial structure, performance and volatility », 21st Multinational Finance Society Conference, Prague, Czech Republic, July.

 

Challita S., Sentis P. et Aurier Ph., (2014), Do cooperatives perform better than investor owned firms? The impact of governance on financial structure and performance, The Cooperatives’ Power of Innovation, Quebec, Canada, Octobre. Abstract.

 

 

Kessari M.E., Rivière-Giordano G., Temri L. (2013), Coopératives et développement durable : un lien évident ? Le cas des coopératives du Languedoc Roussillon, 8ème congrès du RIODD, 18-21 juin, Lille. Abstract.

 

 

Saïsset L. A. et Couderc J. P. (2013) « Approche typologique de la gouvernance coopérative agricole : le cas des caves coopératives du Languedoc-Roussillon. », Journées Scientifiques de la Vigne et du Vin, 15 et 16 mai, Montpellier. Abstract.

 

 

Kessari M.E., Rivière-Giordano G. et Temri L., (2012), « Les coopératives « naturellement » plus responsables ? Le cas des coopératives du Languedoc Roussillon », Colloque international Modèles agricoles coopératifs, Paris, novembre 2012. Abstract.

Saïsset L.-A. et Couderc J.-P., (2012), « Les trois dimensions de la gouvernance coopérative : à la recherche d’un équilibre instable. Le cas des caves coopératives en Languedoc-Roussillon », Colloque SFER Coopératives, Paris, novembre 2012.